Conte à plusieurs mains

 

L'homme qui courait après fortune de Gilles Bizouerne

 

Début du conte

On ne sait plus où, on ne sait plus quand mais, dans un village, vivait une famille d'agriculteur avec leurs trois fils. Ils étaient très pauvres. Les journées de travail se succédaient, les années également.

Un matin, l'aîné des frères dit :
-Je m'en vais chercher " fortune ". Quand je l'aurai trouvée, je vous ferai venir.
Il a mis le chemin sous ses pieds. A midi, une vieille était sur le bord du chemin. Elle porte un long châle noir. La vieille demande :
-Où tu vas mon gars ?
Il n'a pas pris le temps de lui répondre.
Dés qu'il a eu le dos tourné, la vieille a levé son bras gauche vers le ciel. A l'instant, l'homme n'avait pas fait cent mètres qu'il fait demi-tour. A quoi servait de courir le monde, c'était dangereux et inutile.
De retour chez lui, il est resté travailler à la maison familiale.Deux ans plus tard, un matin, le second des frères dit :
-Je m'en vais chercher " fortune ". Quand je l'aurai trouvée, je vous ferai venir.
Il a mis le chemin sous ses pieds. A midi, une vielle qui était sur le bord du chemin lui demande :
-Où tu vas mon gars ?
-Ca ne te regarde pas !
Dés qu'il a eu le dos tourné, la vieille a levé son bras gauche vers le ciel. A l'instant, l'homme n'avait pas fait cent mètres qu'il fait demi-tour. A quoi servait de courir le monde, la fortune ne s'offrait pas à n'importe qui.
De retour chez lui, il est resté travailler à la maison familiale.Un an plus tard, un matin, le cadet dit :
-Je m'en vais chercher " fortune ". Contrairement à mes frères, je la trouverai. Quand je l'aurai trouvée, je vous ferais venir.
Il met le chemin sous ses pieds. A midi, une vielle est sur le bord du chemin.
-Où tu vas mon gars ?
-Ma bonne vielle, je m'en vais chercher fortune !
-Dis donc en attendant, tu ne pourrais pas m'épouiller, ça me gratte la tête.
Le jeune homme s'assoit par terre. La vieille pose sa tête sur ses genoux. Tendrement les mains du jeune homme démellent ses cheveux et l'épouillent. A chaque pou trouvé, la vieille le prend dans sa main droite. Au bout d'un moment, le jeune homme a lavé les cheveux et recoiffé la vieille.
Elle se redresse et lui dit :
-Je te remercie, tiens voilà pour toi.
Lorsqu'elle ouvre sa main droite, à la place des poux se trouvent une broche d'argent sertie de rubis, une bobine de fil d'or et un petit sifflet blanc.
-Là où tes pas te porteront, tu en auras besoin.
Le jeune homme remercie la vieille femme. Il met les objets dans sa poche.
Il repart plein d'entrain pour trouver " fortune ".
Marche aujourd'hui, marche demain, plus tu marcheras, plus tu feras de chemin…

 

 

A vous de prendre la relève. Avant, lisez quelques conseils de l'auteur

 

Envoyez vos textes à zamor@lisgar.net